Gotan, Tango, Lunático
"Lunático" Gotan Project Distribuição: MCD
O tango noir do Gotan Project
Por Luciano Buarque de Holanda para o Valor Fim de Semana, 6,7 e 8 de julho de 2007
A fusão entre tango e eletrônica que o Gotan Project propôs no álbum de estréia, "La Revancha del Tango", equivale ao que fizeram por aqui (à exaustão) com a bossa nova e outros ritmos brasileiros. Na época, essa era uma fórmula fácil e infalível: bastava samplear alguns clássicos, pôr beats e efeitos e convidar bons músicos para incrementar o produto final. O resultado agradava tanto aos modernos quanto aos mais conservadores, já que essas releituras em geral não transgrediam tanto a tradição. A popularidade, entretanto, acabou transformando a eletrônica (ao menos seu segmento mais pop) em algo associável à música de elevador e aos jingles publicitários.
A primeira impressão em "Lunático", o novo disco, é que o trio originalmente formado na França (apenas um de seus integrantes é argentino) foi esperto o bastante para perceber a ressaca chegando, substituindo os beats predominantes e a fusão pré-formulada por uma sonoridade noir na linha das trilhas de Angelo Badalamenti e David Lynch algo bastante apropriado para o sugestivo título "Gotan" (na verdade, um anagrama de tango). Mas à medida que o álbum segue se percebe que o Gotan Project não mudou tanto. Os dramáticos violinos continuam presentes, assim como as bases eletrônicas e os vocalistas convidados. A maior diferença em relação ao seu antecessor é que "Lunático" soa mais orgânico, sobretudo nas faixas de abertura e encerramento, "Amore Porteño" e "Paris, Texas", respectivamente. Mas se o Gotan Project é formulesco, portanto pouco confiável, também é formado por músicos competentes e sofisticados. Tirando o lugar-comum de algumas batidas, o disco corresponde ao que se pode esperar de melhor de um encontro entre a eletrônica e o tango. "Lunático" chega ao Brasil acompanhado dos lançamentos do álbum de estréia e do DVD "La Revancha del Tango Live", compilação de apresentações ao vivo em Londres, Paris e Buenos Aires. Nos shows, há um número em que o Gotan mostra sua faceta rave: os músicos saem do palco e o duo de DJs faz um mix utilizando samplers de hip hop. Os bônus incluem o maláng of de "La Revancha" e bastidores da turnê.

Created by Eduardo Makaroff, argentinian, one of the fundators of the trio Gotan Project, Mañana is an enthusiastic supporter of the future of tango and other argentinian musics.
Gotan Project 2
En 2006, cela sonne comme presque comme une évidence. Et pourtant il y a tout juste cinq ans, qui pouvait annoncer le phénoménal succès de Gotan Project ?
Revenons en arrière, au début de l’histoire : le guitariste Eduardo Makaroff rencontre en 1998 Philippe Cohen Solal**, musicien et fondateur du label ¡Ya Basta !. Ce dernier travaille déjà avec le suisse Christoph H Müller. L’un vient de Buenos Aires, s’est illustré dans le rock, mais a été biberonné au tango. Les deux autres sont associés depuis quelques années, sculpteurs de vinyles et metteurs en sons. On leur doit entre autres "The Boyz From Brazil", une bombe pour le dance-floor. Ils décident ainsi de réunir leurs compétences pour élaborer une synthèse inédite, entre tango et électronique. Et se trouvent un nom : Gotan, allusion au verlan de tango utilisé aussi bien à Paris qu’à Buenos Aires.
C’est en expérimentant autour de quelques classiques, à commencer par "Vuelvo Al Sur" d’Astor Piazzolla - le compositeur qui a imposé le nuevo tango - et entourés d’une équipe d’experts (une espagnole au cœur du sujet, une violoniste classique branchée jazz, des argentins de Paris, comme Nini Florès au bandonéon et Gustavo Beytelmann au piano), qu’ils mettent au point le premier maxi, "Vuelvo Al Sur". Celui-ci ne ne tardera pas à devenir un classique chez de nombreux DJ. Suivront "Tríptíco", "Santa María (del Buen Ayre)"et l’album "La Revancha Del Tango" en 2001. Le disque va tourner sur toute la planète, tandis que Gotan Project entame un périple sur les scènes du monde entier, du Japon aux Etats-Unis. Entre deux aéroports, ils réfléchissent à la suite, afin de reprendre le sillon là où il a été laissé. Pour creuser encore et toujours plus profond dans la tradition tango, afin d’en extraire de nouvelles voies. L’ambition de ce second album se place dans cette perspective. Depuis cinq ans, le trio a beaucoup appris, auprès des meilleurs, sans perdre l’envie qui les poussait à tout essayer. Ils ont pris du recul, l’indispensable élan pour aller encore plus loin.
Avec ce disque, ils sont les mêmes et différents. Comme annoncé d’emblée avec le premier single : "Diferente". Qu’est-ce qui a donc changé ? Tout d’abord, leur vision plus large d’une histoire, d’un répertoire. Depuis "la Revancha Del Tango", eux-mêmes en font désormais partie, ayant suscité des vocations " électroniques " d’Oslo à Buenos Aires. Cette fois, ils ont tout composé, inspirés par les plus grands, dont Carlos Gardel qui leur souffle le titre de cet album, "Lunático". Ils s’affirment ainsi en tant qu’auteurs-compositeurs, sans oublier leurs facultés à faire danser les machines. Pour mieux élargir la palette, Gotan Project a convié de fortes personnalités qui témoignent de l’extrême variété que peut prendre le tango en 2006. Tango percuté, tango déclamé, tango chanté, tango décalé, tango visité avec Calexico... La gamme des possibles invite à réviser les jugements hâtifs sur cette mélancolie faite musique. Pour ce nouvel album, le trio a renforcé sa collaboration avec le pianiste Gustavo Beytelmann. Cet argentin qui vit depuis plus de vingt-cinq ans à Paris est reconnu pour son écriture et son goût pour l’aventure. Cette fois, il a été chargé de signer les arrangements pour un ensemble de cordes, violons et violoncelles enregistrés au mythique studio Ion, à Buenos Aires. De quoi offrir de bonnes vibrations acoustiques. De quoi aussi donner à ce second opus des contours plus cinématiques... Tout en s’attelant au format chanson. Résultat : "Lunático" multiplie les prises de paroles. Des mots dits de Cáceres à ceux proclamés par Jimi Santos, deux manières de revendiquer la part noire de l’argentine, jusqu’au rap truffé de citations façon tango... Sans oublier les chansons douces-amères interprétées par Cristina Vilallonga. Non, décidément, le tango n’a pas dit son dernier mot.
Tango has traveled a long way, from a past of extraordinary richness. Its future, however, is even more promising. The great potential of this cross-breeding music, is just starting to develop. Dozens, even hundreds of creators, inside
On the banks of the river Plate, African blood mixed with Spanish, even more Italian and Jewish bloods: quite by chance, these shores of promise produced an exceptional concentration of talent. Out of the sharp minds and ardent hearts of the immigrants came tango, milonga, candombe and murga. These melodies and rhythms have survived the ups and downs of History to be more relevant today than ever before.
The passionate drive of the emergent composers and performers demands outlets for its expression. Mañana is the response to this artistic demand.

(Insert: Quand l'Argentine et Paris rencontrent l'électro, la musique down-tempo est enfin répertoriée sous un autre nom que celui de "compilation". Aux frontières des musiques argentines (tango, milonga, etc.) et de la musique électronique actuelle, Gotan Project se développe sous l'impulsion d'un trio parisien composé de Philippe Cohen Solal, Christophe H Mueller et Edouardo Makaroff. Gotan Project relève d'un concept que l'on peut cependant rattacher à la mouvance down-tempo qui sévit de Vienne à NY, en passant par Paris, capitale des compilations de Lounge. La musique de Gotan touche le public électro, jazz, down-tempo, etc. La formation a, en effet, un créneau assez unique dans le paysage électro actuel.)
Nouveau: Sophie Solomon l'avenir de la musique klezmer?
Para quem aprecia e após transcrever a matéria do Valor assinada por Luciano Buarque de Holanda, é importante reforçar a orígem do tango. Sophie Solomon é uma descoberta interessante...Mas não deixem de ouvir o Gotan project!
Sa vision de la musique atteint son plein épanouissement dans son premier album solo paru chez Decca : ‘Poison Sweet Madeira’, un mélange audacieux de différents styles et influences auxquels elle donne sens et unité par son jeu extraordinaire.
C’est un disque qui échappe à toutes les étiquettes par la fusion subtile qu’il réalise entre influences classiques et saveurs de musiques du monde provenant du folklore russe, d’Europe de l’Est, du Maghreb, du folklore tzigane, du tango et du folklore klezmer pour dresser le portrait musical vibrant d’une des artistes les plus aventureuses de notre époque



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